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RISQUES CLIMATIQUES
12.03.2026

Tempête Nils et inondations : des aides d'urgences pour pallier l’inefficacité du système assurantiel

La tempête Nils qui a parcouru la France entre le 12 et le 19 février, conjuguée à d'importants phénomènes de crues, a occasionné de nombreux dégâts dans le secteur agricoles : bâtiments, serres et tunnels endommagés par les vents, cultures inondées, animaux noyés.

Comme à chaque aléa climatique, la Confédération paysanne s'inquiète des indemnisations que vont pouvoir toucher les paysan·nes face à un système assurantiel inaccessible au plus grand nombre et une solidarité nationale loin d'être à la hauteur.

Les premiers recensements effectués localement dans les départements les plus touchés (notamment Gironde, Lot-et-Garonne, Dordogne, Gers, Charente Maritime et les départements pyrénéens) montrent que de nombreuses fermes sont dans une situation très préoccupante.

La Confédération paysanne réclame des mesures d'urgence pour faire face à cette crise, sous la forme d'aides forfaitaires versées en soutien à la trésorerie, ciblées en priorité sur les fermes maraîchères et toutes les petites fermes diversifiées, peu assurables ou difficilement indemnisables. Pour les nombreux·euses paysan·nes non assuré·es contre les aléas climatiques, nous réclamons également l'abaissement du seuil de déclenchement du fonds de solidarité national de 50 à 30% de pertes.

Ces aléas sont une nouvelle occasion de redonner le bilan catastrophique des deux premières années de mise en œuvre de la réforme de l'assurance récolte. Seulement 18,3% des fermes françaises étaient assurées en 2024, contre 14,5% en 2022 avant la réforme, des chiffres loin du "choc assurantiel" annoncé. Avec cette réforme, les fermes non assurées sont six fois moins indemnisées que les assurées en cas de pertes majeures déclenchant l'indemnité de solidarité nationale. Et les assureurs ne proposent toujours pas de contrat d'assurance multirisque climatique pour toutes les productions, notamment en maraichage diversifié.

A rebours de ce système, la Confédération paysanne revendique toujours la mise en place d'un fonds professionnel mutuel et solidaire, encadré par l'État et financé par l'ensemble de la filière agricole avec un soutien public fort. Il n'est pas acceptable que l'amont et l'aval, qui font leur beurre sur le dos des paysan·nes ne contribuent pas au financement du système d'indemnisation des risques climatiques.

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